Par Nicole SEMEY et AFP- REUTERS

Dans l’est de Ukraine, les secours tentent de retrouver des survivants dans les décombres d’un immeuble résidentiel de Dnipro, frappé par un missile russe. Selon un dernier bilan, 36 personnes ont péri dans cette attaque dont deux enfants. De son côté, le Kremlin promet de « brûler » les chars de combat que les Occidentaux comptent livrer à Kiev. Suivez en direct les derniers développements du conflit.

  • 12 h 44 : Varsovie attend un feu vert rapide de Berlin pour fournir des chars Leopard à l’Ukraine

Le Premier ministre polonais a déclaré qu’il attendait un feu vert rapide de l’Allemagne pour fournir des chars Leopard à l’Ukraine, avant son départ pour Berlin où il compte discuter notamment de livraisons d’armes à Kiev.

La Pologne avait précédemment déclaré qu’elle était prête à livrer à Kiev de tels chars lourds de fabrication allemande, mais qu’il lui fallait pour ce faire un accord officiel de l’Allemagne.

« Je ne peux pas imaginer une situation où une telle autorisation n’est pas donnée rapidement », a déclaré Mateusz Morawiecki à la presse, avant d’embarquer pour Berlin, où il doit s’entretenir avec des responsables politiques allemands de différents bords politiques.

  • 12 h 30 : le Kremlin nie toute tension entre l’armée et les mercenaires de Wagner

Une manipulation » : le Kremlin a nié toute tension entre l’armée russe et le groupe paramilitaire Wagner, dont les forces apparaissent de plus en plus en concurrence en Ukraine.

« Ce conflit n’existe que dans l’espace informationnel », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

La Russie « doit et sait reconnaître ses héros. Elle reconnaît les héros qui servent dans les forces armées (…) et ceux qui viennent du groupe paramilitaire Wagner », a-t-il ajouté. « Tous se battent pour leur patrie. »

Les divisions entre l’armée russe et le groupe Wagner, relevées par de nombreux observateurs, ont éclaté au grand jour la semaine dernière lors de la bataille pour la petite ville de Soledar, dans l’est de l’Ukraine.

Le dirigeant du groupe Wagner, l’homme d’affaires Evguéni Prigojine, a plusieurs fois affirmé que seuls ses hommes combattaient les forces ukrainiennes dans cette ville.

Et lorsque Evguéni Prigojine a revendiqué mercredi la prise de Soledar, il a rapidement été contredit par le ministère russe de la Défense, qui a lui-même annoncé la prise de la ville deux jours plus tard, ce que Kiev a démenti.

Dans la foulée, Evguéni Prigojine a publié un message dans lequel il s’en prenait, sans les nommer, à « ceux qui cherchent en permanence à voler nos victoires ».

  • 11 h 53 : le bilan du bombardement de Dnipro grimpe à 36 morts

Le bilan de la frappe russe sur un immeuble résidentiel de Dnipro en Ukraine a grimpé à 36 morts, un décompte qui devrait encore s’alourdir et qui constitue l’un des plus lourds depuis le début de la guerre.

Comme à son habitude, le Kremlin a démenti être responsable du carnage, rejetant la faute sur la partie ukrainienne. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a évoqué « une tragédie » pouvant être due à un tir de la défense antiaérienne ukrainienne. 

De son côté, près de 48 heures après la frappe, le chef de la police nationale ukrainienne Igor Klymenko a annoncé, qu’après une seconde nuit de recherches, 36 morts dont deux enfants avaient été retrouvés, et que 75 personnes, dont 15 enfants, ont été blessés.

Selon le gouverneur régional ukrainien Valentyn Reznichenko, « le sort de 35 autres habitants de l’immeuble est inconnu », laissant donc craindre un doublement du bilan des morts. 

Les opérations de sauvetage se poursuivent toujours pour tenter de retrouver des survivants sous les décombres fumants. Une brigade cynophile a notamment été déployée.

  • 11 h 45 : des enfants soldats enrôlés par l’armée ukrainienne ? Le retour d’une vieille « infox »

Trois visages juvéniles rassemblés en une courte vidéo et une affirmation : l’armée ukrainienne fait appel à des adolescents de 14 à 16 ans pour combattre l’armée russe. En réalité, ces jeunes soldats sont majeurs et les vidéos ont été détournées, notamment par des médias russes.

  • 11 h 09 : la Russie promet de « brûler » les chars occidentaux livrés à l’Ukraine

Le Kremlin a juré de « brûler » les chars que les Occidentaux, notamment Londres et Varsovie, comptent livrer à l’Ukraine.

« Ces chars brûlent et brûleront », a dit Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, dans son briefing téléphonique quotidien à la presse.

  • 10 h 55 :  la Russie nie avoir frappé un immeuble d’habitations à Dnipro 

Le Kremlin a nié toute frappe des forces russes sur un immeuble d’habitations à Dnipro (est), où un bombardement a fait au moins 35 morts samedi.

es forces armées russes ne bombardent pas les immeubles résidentiels, ni les infrastructures civiles, elles bombardent des cibles militaires », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avant d’évoquer la piste d’un missile de défense antiaérienne ukrainien, qui serait tombé sur le bâtiment.

  • 10 h 38 : démission de la ministre allemande de la Défense après une série de gaffes

La ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht, fragilisée par une série de gaffes, a présenté sa démission au chancelier Olaf Scholz, dans une déclaration transmise à la presse.

Cette démission intervient au moment où l’Allemagne est de nouveau sous pression pour livrer des chars à l’Ukraine.

Âgée de 57 ans, Christine Lambrecht, ministre sociale-démocrate de la Justice dans le précédent gouvernement de coalition d’Angela Merkel, a enchaîné les bévues depuis le début de la guerre en Ukraine, le 24 février.

Elle avait suscité les critiques de Kiev en annonçant l’envoi de 5 000 casques, quand le régime de Volodymyr Zelensky demandait des armes lourdes.

Une vidéo dans laquelle elle présentait ses vœux début janvier lui avait aussi valu railleries et critiques.

La ministre y apparaissait dans le centre de Berlin, décoiffée par des bourrasques de vent, en train d’évoquer la guerre en Ukraine entre deux explosions de pétards et de feux d’artifices, particulièrement prisés des Allemands pour fêter la nouvelle année.

outre la ministre au sujet de l’invasion russe, évoquant « beaucoup, beaucoup de rencontres avec des gens intéressants et formidables ». « Pour cela, je dis un grand merci ».

  • 10 h 08 : les autorités russes de Crimée affirment avoir abattu trois drones à Sébastopol

Sébastopol a été la cible d’une attaque aérienne, lundi, et les systèmes de défense de la ville ont abattu trois drones ukrainiens, a déclaré le gouverneur, nommé par la Russie, de ce grand port de Crimée.

Ces derniers mois, Moscou a accusé Kiev de nombreuses attaques contre des sites militaires et des infrastructures importantes de la péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014.

  • 9 h 59 : la Russie produit ses premières ogives nucléaires pour la torpille Poséidon, selon TASS 

La Russie a produit les premières charges nucléaires pour les torpilles Poséidon qui seront installées sur le sous-marin nucléaire Belgorod, a rapporté l’agence de presse russe TASS citant une source de défense non identifiée.

« Les premières charges de munitions Poséidon ont été fabriquées, et le sous-marin Belgorod les recevra dans un avenir proche », a rapporté TASS.

Dans un discours de 2018, le président russe Vladimir Poutine décrivait les torpilles Poséidon comme étant un nouveau type d’arme nucléaire stratégique, à portée illimitée et pouvant fonctionner à des profondeurs extrêmes et à une vitesse bien supérieure à celle des sous-marins ou autres torpilles existantes.

  • 8 h 32 : le bilan de la frappe à Dnipro s’alourdit à au moins 35 morts

Le bilan de la frappe russe qui a détruit un immeuble à Dnipro, dans l’est de l’Ukraine, s’est alourdi à au moins 35 morts dont deux enfants, et des dizaines de blessés, a annoncé lundi le gouverneur régional Valentyn Reznichenko.

« Trente-neuf personnes ont été sauvées, 75 ont été blessées », a ajouté sur les réseaux sociaux le gouverneur régional de Dnipropetrovsk. Il a précisé que « le sort de 35 autres habitants de l’immeuble est inconnu », alors que les opérations de sauvetage se poursuivent.

  • 8 h 13 : un cargo ukrainien échoué dans le détroit du Bosphore, trafic interrompu

Un cargo qui se rendait d’Ukraine en Turquie s’est échoué dans le détroit du Bosphore et le trafic a été interrompu.

Plusieurs remorqueurs ont été envoyés pour porter assistance au navire, ont indiqué les garde-côtes.

Le navire transportait 13 000 tonnes de pois, et aucun dommage ni déversement de cargaison n’a été constaté.

  • 8 h : le soutien occidental à l’Ukraine est-il en train de changer de nature ?

L’Otan a annoncé, dimanche, que l’Ukraine pouvait s’attendre à recevoir de nouveaux armements lourds occidentaux « dans un futur proche », tandis que plusieurs pays s’interrogent autour de la livraison de chars de combats. Avec la fourniture d’armes de plus en plus offensives, l’aide militaire occidentale est-elle en train de changer de nature ? L’analyse de Bruno Daroux, chroniqueur international de France 24.

  • 7 h 30 : une intervention de Zelensky prévue au Forum de Davos

Près d’un an après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le conflit et ses effets sur les politiques mondiales d’énergie et de défense vont occuper une grande partie des débats au Forum économique de Davos, qui s’ouvre en Suisse.

Si les Russes sont absents pour la deuxième année consécutive, une délégation ukrainienne est attendue en Suisse, et le président Volodymyr Zelensky a prévu d’intervenir à distance.

L’occasion pour eux de s’adresser à des centaines de figures politiques, comme le chancelier allemand Olaf Scholz, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres ou celui de l’Otan Jens Stoltenberg, à quelque 600 chefs d’entreprises, de nombreux médias, et des représentants de la société civile : des ONG, des chercheurs, et même des stars, comme l’acteur Idris Elba ou la soprano Renee Fleming.

  • 7 h : Biélorussie et Russie débutent des exercices aériens « défensifs »

La Biélorussie et la Russie ont débuté des exercices militaires aériens présentés par Minsk comme « défensifs », pour préparer des situations de combat potentielles, une annonce qui intervient sur fond d’inquiétudes croissantes que Moscou pousse son allié à se joindre à l’offensive en Ukraine.

Dans un message publié sur le compte Telegram du ministère biélorusse de la Défense, un haut représentant du Conseil national de sécurité a assuré que les manœuvres, qui doivent durer jusqu’au 1er février, étaient « purement défensives par nature ».

Comme en amont du lancement, le 24 février dernier, de ce qu’elle appelle l' »opération militaire spéciale » en Ukraine, la Russie a amassé des soldats en Biélorussie, où se sont multipliées les activités militaires. Moscou s’était servi de son pays allié comme base arrière pour lancer une offensive contre Kiev notamment, via le nord de l’Ukraine.

La situation fait craindre à Kiev et aux Occidentaux que la Russie s’appuie sur la Biélorussie pour mener une nouvelle attaque terrestre dans la région, un scénario auquel l’Ukraine se prépare activement.

  • 6 h : 30 morts et de nombreux disparus après un tir de missile russe à Dnipro

Les autorités ukrainiennes avaient peu d’espoir de retrouver des survivants dans les décombres d’un immeuble touché la veille par un missile lors d’une vague de bombardements russes, à Dnipro dans le centre de l’Ukraine.

Selon le dernier bilan des secours dimanche soir, 45 personnes restent portées disparues après l’effondrement partiel de l’immeuble de neuf étages. Au moins 30 personnes ont péri et 75 ont été blessées.

Avec AFP et Reuters

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