Avec AFP

Le Nouveau Front populaire poursuit mardi ses discussions pour s’entendre sur le nom d’un candidat ou d’une candidate au poste de Premier ministre, une proposition qui devrait aboutir en fin semaine, selon Jean-Luc Mélenchon. Partout ailleurs, les tractations vont bon train, le président du MoDem François Bayrou évoquant une possible coalition qui irait “de la gauche, hors LFI, jusqu’à la droite, hors Rassemblement national”. Suivez en direct les derniers développements de la vie politique française.

L’essentiel

  • Au surlendemain des élections législatives, qui ont donné gagnant le Nouveau Front populaire (NFP), les tractations se poursuivent.
  • Arrivée en tête avec 182 sièges, mais très loin de la majorité absolue requise (289 députés) pour gouverner sans partage, la coalition de gauche veut pousser son avantage et proposer un nom pour Matignon, si possible “dans la semaine”, selon le patron du Parti socialiste Olivier Faure.
  • Dans la matinée, les députés écologistes, puis insoumis, sont arrivés à l’Assemblée nationale. Les élus PS sont attendus dans l’après-midi au Palais Bourbon, ceux du RN mercredi.
  • Postes clés à l’Assemblée : LFI et Verts veulent barrer la route au RN, qui s’indigne
  • Les députés La France insoumise (LFI) et écologistes ont appelé à empêcher le Rassemblement national (RN) d’accéder aux postes stratégiques de l’Assemblée nationale, suscitant l’ire des lepénistes, qui dénoncent un “comportement antidémocratique”.
  • Les Verts martèlent depuis lundi qu’il faut rétablir un “cordon sanitaire” contre le Rassemblement national, qui disposait avant les élections de deux vice-présidences.
  • “L’extrême droite n’est pas compatible avec la République. Le Rassemblement national ne doit occuper aucun poste dans cette Assemblée nationale”, a de nouveau souligné mardi la députée écologiste Cyrielle Chatelain, ancienne présidente du groupe vert au Palais Bourbon.
  • Agnès Pannier-Runacher : “La coalition se situe très probablement entre la droite raisonnable et la gauche responsable”
  • Interrogée sur BFMTV, la ministre déléguée à l’Agriculture Agnès Pannier-Runacher a prôné la constitution d’une coalition “entre la droite raisonnable et la gauche responsable”.
  • “Nous sommes condamnés à travailler ensemble pour former une coalition. Je fais les additions. Ensemble et LR ne font pas une majorité absolue. La coalition se situe très probablement entre la droite raisonnable et la gauche responsable”, a-t-elle dit. Des LR aux communistes ? “Pourquoi pas”, a-t-elle ajouté.
  • Clémence Guetté : “Il est temps de remettre un peu d’ordre et de justice sociale dans le pays”
  • La députée La France insoumise (LFI) du Val-de-Marne, Clémence Guetté, a expliqué sur LCI la volonté du Nouveau Front populaire de mettre en place des dispositifs d’accompagnement financier “pour répondre à l’urgence et à l’angoisse des TPE et PME”. Elle déclare : “Ce qu’on applique aux entreprises, c’est la question du partage des richesses […]. Il est temps de remettre un peu d’ordre et de justice sociale dans le pays.”
  • La gauche prête à former des coalitions à l’Assemblée, mais pas au gouvernement
  • Première force à l’Assemblée nationale, mais loin de la majorité absolue, le Nouveau Front populaire est disposé à nouer “des coalitions” au Parlement mais n’envisage pas de gouverner avec d’autres, ont indiqué plusieurs responsables de l’alliance de gauche.
  • “Je ne pense pas qu’on soit en situation aujourd’hui d’avoir une coalition plus large au gouvernement que le Nouveau Front populaire”, a ainsi déclaré sur TF1 le sénateur écologiste Yannick Jadot, pour qui “les coalitions vont se construire à l’Assemblée”, où le NFP constitue “le premier groupe”.
  • Le directeur général du Rassemblement national démissionne
  • Le directeur général du Rassemblement national (RN), Gilles Pennelle, a démissionné de son poste au lendemain des élections législatives, a appris l’AFP mardi auprès du parti, confirmant une information du Monde.
  • Gilles Pennelle, élu il y a un mois député européen, était le principal artisan du “Plan Matignon” du parti d’extrême droite, censé prévoir toute la logistique en cas d’élections législatives anticipées et ne nécessitant que “d’appuyer sur un bouton” pour être activé

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