Avec France 24

Une attaque jihadiste meurtrière a visé mardi 11 juin un détachement militaire dans la localité de Mansila, dans le nord-est du Burkina Faso, près de la frontière nigérienne. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) a revendiqué l’assaut, affirmant avoir tué plus de 100 soldats, alors que des témoins font aussi état de nombreuses victimes civiles.

Une pluie de tirs à l’arme lourde et des morts par dizaines. Des jihadistes ont pris d’assaut un détachement militaire, mardi 11 juin, dans la localité de Mansila, dans le nord-est du Burkina Faso, près du Niger. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaeda, a revendiqué l’attaque au cours de laquelle il affirme avoir tué 107 soldats, en avoir capturé sept autres et avoir saisi de nombreux équipements militaires.

Sur place, des témoins dénoncent des massacres de civils et des pillages. Les autorités n’ont, de leur côté, pas commenté ces évènements.

Pertes militaires et butin de guerre

Obtenues par France 24, des vidéos filmées par le groupe terroriste dévoilent les détails de l’attaque. On y voit des dizaines d’hommes à motos, lourdement armés, se lancer à l’assaut de la caserne des forces de défense et de sécurité. Les assaillants sont équipés de mitrailleuses lourdes et “les tirs sont très nourris”, commente Wassim Nasr, spécialiste des mouvements jihadistes chez France 24. “Ils portent un signe distinctif, un turban vert, pour qu’une fois dans la mêlée ils puissent se distinguer des soldats”, souligne le journaliste.

Dans un communiqué publié le 16 juin, le groupe revendique un lourd bilan : 107 soldats tués, sept prisonniers militaires ainsi que la capture de nombreux équipements (trois véhicules, 142 kalachnikovs, 449 chargeurs, des roquettes, mortiers, obus, caisses de munition, ainsi qu’un drone). Un butin de guerre immortalisé en vidéo par le groupe terroriste.

“Ces attaques de casernes ont pour but de tuer des militaires, mais aussi et surtout de se ravitailler en armement, en munitions et en carburant”, analyse Wassim Nasr.

“Vengeance” contre l’armée  

Dans son communiqué, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans affirme avoir mené cette attaque “en vengeance des crimes commis par l’armée et les milices”. Une référence aux exactions des soldats burkinabè et de leurs supplétifs, les Volontaires de la Patrie (VDP), régulièrement documentées par des ONG internationales, et que les jihadistes ont eux même filmé à plusieurs reprises en arrivant sur les lieux après le passage des militaires.

Mi-mai, France 24 dévoilait les images de nouveaux massacres de civils perpétués par l’armée au sud de Dori, dans une région du nord-est, voisine de celle de Mansila.

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