Avec AFP

Après les scrutins de mardi, Joe Biden et Donald Trump ont chacun remporté suffisamment de délégués lors des primaires démocrates et républicaines pour décrocher l’investiture de leur parti cet été. Le match retour entre les deux rivaux se confirme donc.

Joe Biden et son rival Donald Trump ont obtenu dès mardi 12 mars assez de délégués pour s’assurer l’investiture de leur parti pour l’élection présidentielle de novembre, selon des estimations de médias américains, s’offrant pour les mois à venir un des plus longs face-à-face électoraux de l’histoire américaine.

Les résultats des primaires démocrates et républicaines organisées mardi étaient pratiquement acquis d’avance, les deux candidats ayant chacun éliminé la concurrence dans leur camp.

Le président sortant Joe Biden a franchi le seuil des 1 968 délégués nécessaires en remportant la primaire démocrate de Géorgie.

Du côté de Donald Trump, 77 ans, sa victoire dans l’État de Washington lui a permis de franchir la barre des 1 215 délégués nécessaires pour décrocher l’investiture du Parti républicain.

“Je suis honoré que la large coalition de votants représentant la riche diversité du Parti démocrate à travers le pays aient placé leur foi en moi une fois encore pour conduire le parti – et le pays –, à un moment où la menace que constitue Trump est plus grande que jamais”, a déclaré Joe Biden. “Nous avons désormais un choix à faire concernant l’avenir de ce pays. Allons-nous résister et défendre notre démocratie, ou allons-nous laisser d’autres (personnes) la détruire ? Allons-nous rétablir le droit de décider et protéger nos libertés, ou allons-nous laisser des extrémistes les confisquer ?”

Si la réinvestiture précoce d’un président sortant est la norme, la victoire de l’ex-président républicain dans quasiment toutes les primaires républicaines à ce jour lui a permis de s’assurer l’investiture bien plus tôt que la plupart des candidats d’opposition lors des précédentes campagnes.

Joe Biden, 81 ans, n’a jamais fait face à une opposition sérieuse et la dernière concurrente de Donald Trump, Nikki Haley, a jeté l’éponge le 6 mars.

Durant les presque huit mois qui les séparent du scrutin du 5 novembre, les deux candidats pourront désormais consacrer toute leur énergie à leur face-à-face.

La Géorgie, un État-clé

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Donald Trump fait campagne en s’opposant frontalement aux politiques de Joe Biden en matière d’immigration, accusant son successeur d’avoir transformé la frontière sud des États-Unis en passoire. Mais c’est aussi à la demande de Donald Trump qu’une loi sur l’immigration, négociée durant des mois par des membres des deux partis, a finalement été rejetée par les républicains au Congrès.

La question est devenue particulièrement sensible dans l’État de Géorgie, qui votait mardi pour les primaires, et où le meurtre d’une étudiante américaine par un Vénézuélien en situation irrégulière a été mis en avant par le camp républicain.

En 2020, la Géorgie, État traditionnellement républicain, avait à la surprise générale voté démocrate, contribuant de façon décisive à la victoire de Joe Biden. Donald Trump avait fait pression sur des responsables électoraux locaux, leur demandant de “trouver” le nombre de voix nécessaires pour combler son retard. L’ancien président a été inculpé dans ce dossier et a fait de sa photo d’identité judiciaire – le fameux “mug shot” – un article de campagne.

La Géorgie risque d’être à nouveau décisive en novembre, l’écart entre Donald Trump et Joe Biden y étant très serré, selon les sondages.

Avec AFP et Reuters

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